En novembre, la rentrée est déjà loin. Les premières habitudes sont installées, les évaluations se multiplient et certaines difficultés deviennent plus visibles.
Les vacances de la Toussaint ont constitué une première pause bénéfique pour les élèves et leurs familles. L’occasion de récupérer, de retrouver un meilleur équilibre entre repos et apprentissages, mais aussi de faire un premier bilan de la rentrée sans pression. Cette période a permis aux parents d’observer les premières difficultés, de dialoguer avec leurs enfants, de revoir certaines habitudes et, si nécessaire, de consolider quelques connaissances grâce à des ressources pédagogiques adaptées.
Après ce temps de récupération et d’observation, novembre marque le moment de passer à l’action. Un jeune peut commencer à perdre confiance, avoir du mal à s’organiser, travailler sans obtenir les résultats espérés ou remettre systématiquement ses devoirs au lendemain. Pour les parents, ces situations soulèvent rapidement une question :
Comment aider sans contrôler davantage ni faire à la place de son enfant ?
C’est précisément à ce moment que le coaching scolaire peut prendre tout son sens. Son objectif n’est pas de remplacer l’enseignement, mais d’aider le jeune à mieux comprendre sa manière de travailler, à développer son autonomie et à retrouver une dynamique.

Quand les premières difficultés deviennent un problème de méthode
Une mauvaise note ne signifie pas toujours qu’un élève ne connaît pas son cours.
Il peut aussi avoir des difficultés à mémoriser, anticiper une évaluation, comprendre une consigne, organiser ses priorités ou répartir son travail dans la semaine.
Ces questions deviennent particulièrement importantes au collège. Le ministère de l’Éducation nationale rappelle que le travail personnel joue un rôle déterminant dans les apprentissages et que l’accompagnement doit aussi permettre aux élèves d’interroger leurs méthodes et de gagner en autonomie.
La stratégie de réussite mise en place en 4e et en 3e poursuit d’ailleurs explicitement trois objectifs complémentaires : consolider les apprentissages, développer les méthodes de travail et l’autonomie, et renforcer la motivation des élèves.
Le coaching scolaire s’inscrit dans cette logique.
Il peut aider le jeune à identifier ce qui lui pose réellement problème :
- « Je ne sais pas par quoi commencer. »
- « Je passe beaucoup de temps à travailler mais je retiens mal. »
- « J’attends toujours le dernier moment. »
- « Dès que j’ai une mauvaise note, je me décourage. »
L’objectif est alors de construire avec lui des méthodes qu’il pourra progressivement réutiliser seul.
Motivation : éviter de réduire le problème à « il ne veut pas travailler »
Pour les parents, le manque de motivation est souvent l’une des situations les plus difficiles à gérer.
Face à un adolescent qui repousse son travail, oublie ses devoirs ou semble se désintéresser de l’école, la tentation est forte de multiplier les rappels, les contrôles et parfois les sanctions.
Pourtant, derrière une baisse de motivation peuvent se cacher plusieurs réalités : sentiment de ne pas être capable, difficulté à comprendre ce qui est attendu, mauvaise organisation, fatigue ou perte de sens.
Le coaching scolaire permet précisément de déplacer la discussion.
Au lieu de demander uniquement :
« Pourquoi tu ne travailles pas ? »
il devient possible de chercher :
« Qu’est-ce qui t’empêche de t’y mettre ? »
Cette différence est importante. Elle redonne au jeune une place active dans la recherche de solutions.
Parentalité : rester présent sans devenir le coach permanent de son enfant
C’est aussi l’un des enjeux de parentalité déjà mis en avant dans le dossier principal.
Le parent doit accompagner son enfant, mais il ne peut pas être à la fois enseignant, surveillant des devoirs, spécialiste de la motivation et coach en organisation.
Lorsque toutes ces fonctions se mélangent, les discussions familiales peuvent rapidement tourner autour d’une seule question : « As-tu fait tes devoirs ? »
Or le ministère de l’Éducation nationale insiste sur une responsabilité partagée entre les familles et l’École, mais aussi sur une autonomie qui se construit progressivement avec l’âge.
Confier certaines problématiques à un professionnel extérieur peut donc permettre au parent de retrouver une autre relation avec son enfant.
Le jeune dispose d’un interlocuteur avec lequel il peut parler de ses méthodes, de son organisation et de ses objectifs. Le parent peut, de son côté, rester disponible sans avoir à piloter chaque étape.
Cette séparation des rôles peut aussi réduire certaines tensions autour des devoirs, dont l’impact sur la vie familiale est explicitement reconnu dans les dispositifs d’accompagnement scolaire institutionnels.
Le coaching scolaire ne concerne pas uniquement les élèves en difficulté
Un élève peut avoir des résultats satisfaisants et pourtant avoir besoin d’aide.
Certains adolescents passent beaucoup trop de temps sur leurs devoirs. D’autres travaillent uniquement dans l’urgence. Certains manquent de confiance ou souhaitent simplement devenir plus autonomes.
Le coaching scolaire peut alors porter sur :
- l’organisation du travail ;
- la gestion des priorités ;
- les méthodes de mémorisation ;
- la préparation des évaluations ;
- la motivation ;
- la confiance en soi ;
- la construction progressive de l’autonomie.
Les données de la DEPP montrent d’ailleurs de fortes différences entre les collégiens dans leur manière de travailler hors de la classe : temps consacré aux devoirs, méthodes, organisation et degré d’autonomie sont très variables. Environ 70 % des collégiens déclarent recevoir régulièrement de l’aide pour leur travail scolaire en dehors de l’établissement.
La question n’est donc pas seulement de savoir combien de temps le jeune travaille, mais comment il travaille et dans quelle mesure il devient capable d’organiser lui-même ses apprentissages.
DRH et CSE : aider les parents au moment où les difficultés deviennent visibles
Pour les entreprises et les CSE, novembre constitue un troisième temps de communication particulièrement pertinent.
À la rentrée, les messages portent surtout sur l’organisation. À la Toussaint, sur le premier recul et la récupération. En novembre, il devient possible de parler plus directement de motivation, de méthodologie et d’autonomie.
La communication peut partir de situations très concrètes :
« Votre enfant travaille beaucoup mais ses résultats ne suivent pas ? »
« Votre adolescent repousse systématiquement ses devoirs ? »
« Les rappels autour du travail scolaire créent de plus en plus de tensions ? »
« Il a besoin d’une méthode pour mieux s’organiser ? »
Ces questions permettent également de rappeler que l’accompagnement proposé aux familles ne concerne pas uniquement une difficulté dans une matière.
Un enseignant pourra intervenir lorsqu’une notion scolaire bloque. Un coach scolaire pourra travailler sur l’organisation, les méthodes ou la motivation. Et lorsqu’une difficulté touche davantage la relation parent-enfant, le coaching parental peut aider le parent à réfléchir à sa propre posture.
C’est cette complémentarité entre jeunesse, éducation et parentalité qui donne tout son intérêt à un dispositif disponible pour l’ensemble de la famille.
Prof Express : accompagner la progression autant que les résultats
Plateforme de soutien scolaire en ligne depuis 2007, Prof Express propose notamment un service de coaching permettant de travailler les méthodes, l’organisation, la motivation et l’autonomie des jeunes, en complément de l’accompagnement par des enseignants.
Cette approche évite de réduire l’aide scolaire à la seule réponse à une mauvaise note.
L’objectif consiste plutôt à aider l’élève à comprendre comment progresser et à acquérir progressivement les outils qui lui permettront de travailler de manière plus autonome.
Pour les parents, cette intervention extérieure peut également alléger une partie des tensions du quotidien : ils restent impliqués dans la scolarité de leur enfant, sans avoir à devenir eux-mêmes spécialistes de toutes les difficultés rencontrées.
Novembre : intervenir avant que le découragement ne s’installe
Les premières difficultés scolaires ne nécessitent pas toutes une intervention lourde.
Mais lorsque le manque de méthode, les problèmes d’organisation ou la perte de motivation commencent à se répéter, il peut être utile d’agir avant que le jeune ne se convainque qu’il « n’est pas capable ».
Le coaching scolaire apporte alors une réponse différente du soutien disciplinaire : il ne travaille pas seulement sur ce que l’élève doit apprendre, mais aussi sur la manière dont il apprend, s’organise et devient progressivement acteur de sa scolarité.
Pour les parents comme pour les jeunes, l’objectif reste le même : faire de la difficulté un point de départ pour trouver une méthode plus adaptée, plutôt qu’une nouvelle source de conflit ou de découragement.
Sources
- Éduscol – Devoirs faits : un temps dédié pour accompagner les collégiens dans la réalisation de leurs devoirs
https://eduscol.education.gouv.fr/5511/devoirs-faits-un-temps-dedie-pour-accompagner-les-collegiens-dans-la-realisation-de-leurs-devoirs - Éduscol – La stratégie de réussite en classes de 4e et de 3e
https://eduscol.education.gouv.fr/5220/la-strategie-de-reussite-en-classes-de-4e-et-de-3e - Ministère de l’Éducation nationale – Parents et École : des responsabilités partagées pour la réussite des enfants
https://www.education.gouv.fr/parents - DEPP – Le travail scolaire des jeunes en dehors de la classe : quelles pratiques et quelles disparités ?
https://www.education.gouv.fr/depp/le-travail-scolaire-des-jeunes-en-dehors-de-la-classe-quelles-pratiques-et-quelles-disparites-452337 - Ministère de l’Éducation nationale – Le collège, notamment l’accompagnement pédagogique, la motivation, les méthodes de travail et l’autonomie
https://www.education.gouv.fr/le-college-4940 - Prof Express – Site officiel : accompagnement scolaire, coaching, parentalité et orientation
https://www.profexpress.com/