Quels conseils pour réussir la conclusion du commentaire composé ?

Réponse :

Pour ton bac français, la conclusion est aussi importante que l’introduction du commentaire composé. Les détails avec ton prof en ligne dans ce cours de français niveau lycée.


Dans le cadre de la préparation de l’épreuve écrite du bac français, notre prof de soutien scolaire en ligne vous aiguille sur la conclusion du commentaire composé pour ce cours spécial lycée (niveau première).


Souvent rédigée à la va-vite à la fin du devoir par manque de temps ou d’inspiration, la conclusion du commentaire composé est la partie la plus bâclée et la plus rapidement expédiée par les étudiants. Or, elle a pour but de clore votre étude, de boucler la boucle, de mettre un point final à votre réflexion et de montrer que votre devoir fonctionne comme un tout cohérent et logiquement organisé qui a répondu à la problématique initialement posée dans l’introduction.


1/ Structure de la conclusion

Une conclusion comporte généralement trois parties dans un seul et même paragraphe :

– le bilan ou récapitulation de vos analyses

– la réponse à la problématique

– l’ouverture ou élargissement

Elle se doit d’être en harmonie avec le reste du devoir et donc équilibrée, en terme de volume, avec l’introduction du commentaire.


2/ Contenu

Dans un premier temps, vous devez vous efforcer de faire le bilan ou récapitulation de votre développement en retraçant les différentes étapes de l’analyse et les principaux éléments étudiés afin de répondre à la problématique posée dans l’introduction. C’est donc un moment de reformulation, de synthèse et de réponse à un questionnement qui a gouverné l’ensemble de votre devoir. Cette première étape de la conclusion s’attachera donc à montrer ce qui fait l’intérêt et la spécificité de l’extrait étudié, les intentions de l’auteur et les résonances éveillées chez le lecteur (effets produits).

Dans un deuxième temps, vous devez proposer une ouverture ou élargissement, étape qui pose toujours de nombreux problèmes aux étudiants. Cette partie a pour but d’ouvrir des perspectives, non à donner votre avis personnel sur le texte, et encore moins à poser une question, qui est le plus souvent sans intérêt et laisserait un arrière goût de réflexion en suspens. Pour éviter cet écueil, il faut s’efforcer d’établir des parallèles avec d’autres auteurs, d’autres textes qui traitent soit du même sujet, mais qu’ils l’abordent peut-être différemment, soit qui participent de la même entreprise littéraire, d’un même  mouvement. Il s’agit donc ici de montrer vos connaissances et de justifier vos rapprochements. Les textes du corpus, vos lectures personnelles et scolaires depuis le collège doivent ici vous servir à adopter une démarche plus comparatiste afin de montrer que ce texte, de par ses spécificités, entre en résonance avec d’autres.


3/ Conseils de rédaction

– Votre conclusion ne doit jamais être le lieu de la poursuite de votre commentaire si tant est que vous avez oublié de dire quelque chose d’important dans le développement ! Aussi la conclusion ne reprendra pas de citations du texte !

– Pour éviter de bâcler la conclusion, faute de temps, à la fin du devoir, rédigez-la au préalable au brouillon dès lors que vous avez trouvé votre problématique et votre plan, avant même la rédaction de l’introduction ! Si vous avez votre plan et votre problématique, c’est que vous savez dans quelle direction vous allez et comment vous allez conclure votre réflexion.


Rédiger votre conclusion au brouillon dès le départ peut être un bon moyen de vérifier que votre plan et votre problématique tiennent la route.

4/ Exemple concret d’une conclusion

Lors d’un précédent article, je vous avais proposé de travailler sur un texte de du Bellay extrait des Antiquités de Rome (1558) afin de vous fournir un modèle type d’introduction de commentaire composé. Reprenons ce texte et notre rédaction pour voir quelle pourrait être la conclusion de notre étude.

comment réussir la conclusion commentaire composé pour le bac français


Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome,
Et rien de Rome en Rome n’aperçois,
Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
Et ces vieux murs, c’est ce que Rome on nomme.

Vois quel orgueil, quelle ruine et comme
Celle qui mit le monde sous ses lois
Pour dompter tout, se dompta quelquefois,
Et devint proie au temps, qui tout consomme.

Rome de Rome est le seul monument,
Et Rome Rome a vaincu seulement.
Le Tibre seul, qui vers la mer s’enfuit,

Reste de Rome. Ô mondaine inconstance !
Ce qui est ferme est par le temps détruit,
Et ce qui fuit au temps fait résistance.

Cité d’après l’Anthologie de la poésie française du XVIe siècle, Paris, Gallimard, coll. NRF Poésie, pp. 248-249.


Pour rappel, je vous avais proposé la problématique et le plan suivant dans l’introduction du commentaire :


Ainsi on pourra se demander comment du Bellay, à travers cette opposition entre l’idéal et la triste réalité, propose une réflexion plus profonde sur le caractère éphémère des civilisations. Pour répondre à cette question, nous verrons que grâce à l’image du désenchantement du poète face à la Rome contemporaine et sa lamentation sur les ruines de la Rome antique, la ville devient un motif poétique qui traverse les époques depuis l’évocation de son passé glorieux jusqu’à sa décadence persistante, permettant à du Bellay de réfléchir plus généralement à la question de la vanité du monde et de la fuite du temps.


On pourrait y répondre dans la conclusion en disant par exemple :


L’intérêt de ce sonnet réside donc dans l’art avec lequel le poète humaniste déçu, part de l’exemple particulier de la ville de Rome, dont il oppose le passé glorieux antique à sa décadence au fil des âges, pour aboutir à une réflexion plus générale et plus universelle sur les effets destructeurs du temps sur les créations humaines par opposition à la persistance de la nature. Non seulement caractéristique du recueil Les Antiquités de Rome dans lequel le poète médite sur la destinée des civilisations, l’amertume du poète contemplant les ruines romaines entre aussi en résonance avec l’angoisse humaniste d’être dans le temps, comme en témoigne la souffrance de Ronsard devant l’altération universelle des choses, notamment celle de la beauté : “Le temps s’en va, le temps s’en va, ma Dame, / Las ! le temps non, mais nous, nous en allons, / Et tôt serons étendus sous la lame” ; ou encore l’aveu de Pontus de Tyard lorsqu’il en appelle à “retrancher l’aile du Temps duquel l’invisible, voire l’insensible fuite, entraîne continuellement toute notre assurance”.

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