Comment réussir ce sujet de bac 2018?

Réponse :

Afin de bien préparer ton bac 2019, ton e-prof de soutien scolaire en ligne te propose ce corrigé de bac SVT Nouvelle Calédonie 2018.


La communication nerveuse : le réflexe myotatique

 

bac SVT Nouvelle Calédonie 2018 communication nerveuse : le réflexe myotatique

 

Corrigé de ce sujet de bac 2018


Introduction. Le maintien de la posture chez les Mammifères est assuré par un circuit nerveux réflexe dit myotatique. Il est défini comme la contraction d’un muscle en réponse à son propre étirement. Comment s’organise le circuit nerveux qui sert de support à cet arc réflexe ? Il est constitué de deux voies nerveuses : sensorielle et motrice reliées  à un centre nerveux (la moelle épinière) qui contient les neurones acteurs de ce réflexe.


I) La voie sensorielle du réflexe myotatique.

Le fuseau neuro-musculaire est contenu dans les muscles. Il est constitué de fibres musculaires modifiées reliées aux dendrites du neurone sensoriel (dit en T) du ganglion spinal. Ce fuseau est sensible à l’étirement du muscle : ce stimulus déclenche des trains de potentiels d’action (= PA : voir notre cours de SVT en ligne sur le fonctionnement synaptique. dont la fréquence augmente avec l’intensité de l’étirement.

organisation de fuseaux neuromusculaires bac SVT 2018

Le neurone sensoriel médullaire reçoit ces trains de PA et y répond en émettant par son axone de nouveaux trains de PA qui sont dirigés vers le neurone moteur du muscle étiré.

II) La voie motrice.

C’est le neurone moteur qui reçoit les trains de PA du neurone sensoriel par l’intermédiaire de la synapse qui les met en contact (voir notre article de soutien scolaire en ligne sur le fonctionnement synaptique).cours de SVT en ligne sur le réflexe myitatiqueSous l’effet de ces messages sensoriels, le neurone moteur émet à son tour des trains de PA de fréquence croissante avec la fréquence des messages sensoriels reçus, ce qui commande la contraction du muscle étiré par l’intermédiaire d’une nouvelle synapse : la synapse neuro-musculaire.

Conclusion. Le réflexe myotatique est, en première approximation, porté par un  réseau simple dit mono-synaptique. Mais, sachant que nos membres sont commandés par des couples de muscles antagonistes, il faudrait ajouter l’inhibition de la contraction du muscle antagoniste au muscle étiré par un neurone intermédiaire commandé par le même neurone en T. Sans compter aussi sur l’effet de la volonté qui peut aussi inhiber ce réflexe.

corrigé bac SVT sur le réflexe myotqtique

Partie 2 bac SVT Nouvelle Calédonie : corrigé exercice 1 QCM

Partie 2 bac SVT Nouvelle Calédonie : corrigé exercice 1 QCM

1 – E ; 2 – C ; 3 – B.


Partie 2 : exercice 2 obligatoire sur le syndrome de Down

bac SVT Nouvelle Calédonier sur sur le syndrome de Down bac SVT 2018 sur le syndrome de Downcorrigé bac SVT 2018

Corrigé de ce sujet sur le syndrome de Down


Le syndrome de Down est un phénotype humain qui se caractérise par des malformations observables à toutes les échelles. Or on sait que le génotype détermine le phénotype : peut-on donc affirmer que ce syndrome est sous la dépendance des gènes ? Au delà des inconvénients qu’il procure aux sujets atteints, présente-t-il un avantage vis-à-vis du développement tumoral ?

Le document 1 montre que les patients atteints du syndrome de Down ont une paire de chromosomes n°14 modifiée : l’un des chromosomes 14 n’est plus l’homologue de l’autre puisqu’il est plus long du fait de la fixation d’un chromosome 21. Pourtant la paire 21 est faite de deux homologues vrais de même taille. Ce qui implique que l’individu atteint du syndrome de Down possède au total 3 chromosomes 21 : l’anomalie est une trisomie. Or, on sait que les chromosomes portent les séquences d’ADN constitutives des gènes. Donc le syndrome de Down est une maladie génétique.

Le document 2 montre que les individus atteints du syndrome de Down produisent 0,30 UA de protéines DYRK1A contre 0,19 UA pour le témoin, et 1,18 UA de protéines DSCR1 contre 0,78 UA chez le témoin. Or, le document 3 montre qu’en 14 jours, les souris atteintes du syndrome de Down ont des tumeurs dont le volume n’excède pas 600 mm³ tandis que les souris non trisomiques développent des tumeurs dont le volume est supérieur à 1200 mm³. Ce qui laisse penser que les protéines DYRK1A et DSCR1 sont inhibitrices du développement tumoral. Ce ralentissement (= inhibition) est dû à un défaut d’irrigation des cellules tumorales qui ont une densité vasculaire réduite de moitié par rapport aux tumeurs des souris saines.

Si donc le syndrome de Down est une anomalie génétique qui se caractérise par un surplus d’information génétique inducteur d’un surplus de protéines dont les gènes sont sur le chromosome 21, il apporte une protection relative contre le développement des tumeurs qui sont ainsi privées de nutriments par un défaut de vascularisation.


Partie 2 : exercice 2 spécialité sur énergie et cellule vivante

structure d’une feuille de plantes en C4

corrigé bac SVT 2018 sur énergie et cellule vivante


Corrigé de ce sujet de bac SVT


L’étude comparée de l’intensité de la photosynthèse (document 4) chez deux types de plantes dites en C3 et en C4 montre que ces dernières fixent près de 60 µmoles de CO2/m²/s pour la concentration atmosphérique actuelle en CO2 alors que les plantes en C3 ne fixent que 28 µmoles de CO2/m²/s pour cette même concentration atmosphérique en CO2. Quelles sont les adaptations structurales et fonctionnelles qui permettent d’expliquer cette différence d’efficacité ?

Le document 1 montre que la structure d’une feuille de plantes en C4 présente deux zones bien distinctes : le mésophylle, qui compose l’essentiel de la feuille et la gaine, localisée autour des vaisseaux conducteurs des sèves. Or, d’après les documents 1, 2, 3 et 5:

– les chloroplastes cellulaires sont riches en thylakoïdes empilés dans les cellules du mésophylle mais pas dans celles de la gaine (doc. 1) ;

– les cellules du mésophylle possèdent l’enzyme PEPc mais pas la RUBISCO tandis que dans les cellules de la gaine, cette répartition est inversée (doc. 2).

– les deux enzymes précédentes produisent des molécules différentes (doc. 3) à partir du CO2 (doc. 5) :

* la PEPc, seulement présente chez les plantes en C4 (doc. 5), conduit à l’oxaloacétate ultérieurement transformé en malate en consommant les molécules RH2 produites par la phase photochimique de la photosynthèse.

* la RUBISCO, présente chez les deux types de plantes (doc. 5), récupère le CO2 du malate pour le fixer à la matière organique produite par le cycle de Calvin.

Ces caractères structuraux et fonctionnels laissent donc penser que la production de matière organique par la photosynthèse des plantes en C4 est scindée en deux étapes spatialement distinctes.

Première étape dans les cellules du mésophylle :

fixation du COatmosphérique sur le PEP grâce à l’enzyme PEPc produisant de l’oxaloacétate transformé en malate par réduction et donc consommation des molécules RH2 de la phase photochimique produites en abondance du fait de l’existence de nombreux thylakoïdes empilés.


Deuxième étape dans les cellules de la gaine :

transfert du malate des cellules du mésophylle aux cellules de la gaine et récupération du CO2avec libération du pyruvate rétrocédé aux cellules du mésophylle afin qu’elles puissent entretenir leur production de PEP par consommation de l’ATP issu de la phase photochimique de la photosynthèse. Le COainsi récupéré est alors incorporé à la matière organique du cycle de Calvin par la RUBISCO, 6 à 7 fois plus rapide (doc. 5) chez les plantes en C4 que chez les plantes en C3. Cette matière organique peut alors être rapidement exportée dans les vaisseaux conducteurs de la sève élaborée (le phloème) très proches de ces cellules.

Ainsi les plantes en C4 dissocient dans l’espace leur production de matière organique, ce qui doit pouvoir être mis en relation avec leurs conditions de vie différentes de celles des plantes en C3. Ce métabolisme apparaît donc comme une adaptation à des conditions de vie particulières.


Cette question a été utile ?

Moyenne de 5 sur 5 pour 1 votes.