Que signifient noumènes (ou choses en soi) et phénomènes dans la philosophie de Kant ?

Réponse :

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Textes de Kant sur les phénomènes


« L’effet produit par un objet sur la capacité de représentation, dans la mesure où nous sommes affectés par lui, est une sensation. L’intuition qui se rapporte à l’objet à travers une sensation s’appelle empirique. L’objet indéterminé d’une intuition empirique s’appelle phénomène. » 

Critique de la raison pure, Esthétique transcendantale, §1, AK, III, 50, p. 117.


« Toute notre intuition n’est rien que la représentation du phénomène » (Ibid., §8, AK, III, 64, p. 133)

« Les choses telles qu’elles nous apparaissent, en tant qu’elles sont pensées comme des objets conformément à l’unité des catégories, s’appellent phénomènes » 

Ibid., Analytique des concepts, AK, IV, 162, 1ère édition, p. 301.


Textes de Kant sur les choses en soi ou noumènes


« ll y a des choses qui nous sont données, en tant qu’objets de nos sens situés hors de nous, mais, de ce qu’elles peuvent bien être en soi, nous ne savons rien, nous ne connaissons que leurs phénomènes, c’est-à-dire les représentations qu’elles produisent en nous en affectant nos sens » 

Prolégomènes, §13, Remarque II.


« Si nous considérons les objets des sens, comme de juste, comme de simples phénomènes, nous admettons cependant en même temps par là qu’ils ont pour fondement une chose en soi, bien que nous ne connaissions pas comment elle est constituée en elle-même, mais seulement son phénomène, c’est-à-dire la façon dont nos sens sont affectés par ce quelque chose d’inconnu. L’entendement donc, justement parce qu’il admet des phénomènes, convient aussi de l’existence des choses en soi, et dans cette mesure, nous pouvons dire que la représentation de ces êtres qui sont au fondement des phénomènes, et par suite purement intelligibles, est non seulement recevable, mais encore inévitable » 

ibid., §32.


« Derrière les phénomènes, il doit y avoir pourtant pour les fonder (quoique cachées) les choses en soi, et qu’on ne peut pas exiger que les lois de leur opération soient identiques à celles auxquelles sont soumises leurs manifestations phénoménales » 

Fondements de la Métaphysique des mœurs, II, AK, IV, 459.

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