Qu'est-ce que le fameux "cogito ergo sum" de Descartes ?

Réponse :

Sujet de philosophie récurrent, le fameux "cogito ergo sum" de Descartes fait l'objet d'un cours de philosophie complet grâce à ton prof de soutien scolaire en ligne.



"Cogito ergo sum" !


Un des points remarquables de la philosophie moderne, un des repères incontournables pour les élèves de terminale, est le très fameux « cogito ergo sum » du philosophe français Descartes. Traduit en français, cela signifie « je pense donc je suis ». Les élèves, assez souvent, s’en amusent et convertissent cela en « j’éponge donc j’essuie », ou autres plaisanteries, prenant à la lettre le conseil de Pascal lorsqu’il dit : « se moquer des philosophes, c’est vraiment philosopher ». 

Qu’est-ce que Descartes veut nous dire avec son cogito ? Comment est-il parvenu à cette vérité qu’il qualifie de première, d’indubitable, de fondamentale ?


Commençons par le commencement. Descartes est d’abord chanceux. Il est assez fortuné pour n’avoir pas besoin de travailler afin de subvenir à ses besoins. Il peut donc s’adonner 24h/24 7j/7 à ses activités favorites. Et l’activité qu’il chérit par dessus toutes, c’est la philosophie. Descartes c’est donc un vrai philosophe, pas un pseudo-philosophe se posant des questions profondes quelques heures par jour. Non, Descartes est accaparé par ses pensées, il médite jour et nuit, été comme hiver. Et il va, par cet acharnement philosophique qui le caractérise, transformer le paysage intellectuel de son temps avec ses découvertes. 


L'histoire du cogito


Un beau jour hivernal, Descartes, assis près d’un poêle crépitant, fait une découverte majeure. Cela faisait déjà quelques temps qu’il se demandait s’il était possible de trouver une vérité fondamentale par soi-même, de manière indépendante, sans aller à l’école, sans lire de livre, sans écouter de professeur. Une sorte de vérité cachée en nous-même comme une pierre précieuse au creux d’un rocher. Eh bien ! Voilà que ce beau jour, Descartes va atteindre son but. Comment s’y prend-il ? Il va se mettre à douter. Pas douter de ceci ou de cela, non, un doute radical : plus rien n’est vrai, plus rien n’est admis, plus rien n’existe réellement. Pour être vraie, une chose ou une affirmation doit désormais faire ses preuves, démontrer son identité. Stupéfaction ! Pas une seule prétendue vérité n’est en mesure de prouver qu’elle est vraie. Descartes va-t-il dès lors terminer sa vie lamentablement en devenant sceptique ? Du tout. Descartes brûle d’un feu ardent, c’est un optimiste ; avant même de la trouver, il savait qu’il la trouverait, sa vérité. Et il va la trouver, sans tarder, cette vérité.


"Je pense, (donc) je suis"


A un certain moment de son doute, Descartes n’a plus rien sur quoi douter. Il a déjà éclipsé avec succès le monde externe, Dieu, le corps, le fait d’être éveillé… Il reste une chose sur laquelle douter, une seule chose : douter qu’il doute. Et BANG ! Jackpot ! Si je doute que je doute, par conséquent je doute. Et si je ne doute pas que je doute, alors je doute aussi. Il s’en suit que je ne peux pas douter que je doute. Douter est quelque chose d’indubitable. Or douter, c’est penser, et pour penser il faut bien un être qui pense. D’où le fameux "Je pense, (donc) je suis": cogito ergo sum. CQFD (Ce Qu’il Fallait Démontrer)

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