Préparation DNB - Les mutations de la société française depuis 1945

Sujet possible d'examen de DNB histoire, "les mutations de la société française depuis 1945" font l'objet d'un corrigé proposé par ton prof de soutien scolaire en ligne.

Ce cours d'histoire niveau collège (3e) est consacré à l'histoire contemporaine de la France. Retrouve ce corrigé complet à partir d'un sujet d'examen de brevet.

Exemple de sujet de brevet histoire 

Préparation DNB - Les mutations de la société française depuis 1945

Première marche pour les droits et les libertés des homosexuels et des lesbiennes, Paris, 1981.

Plan et corrigé complet

1. Une croissance démographique ralentie

a) Le baby-boom

De 1946 à 1951, c'est le « baby-boom » : le taux de natalité est alors supérieur à 20%. Cette augmentation et ce rajeunissement de la population ont stimulé l'activité économique et sont une des causes de la croissance.

b) Le baby-crack

Depuis le début des années 70, on observe la conjonction de deux phénomènes. La fécondité chute, en relation avec l'évolution des modes de vie. Les mesures natalistes se révèlent insuffisantes. L’allongement de la durée de la vie provoque le vieillissement de la population.

 

c) L’immigration

C'est entre 1954 et 1974 que l'immigration a été la plus importante. Aux étrangers, il faut ajouter les rapatriés d'Algérie. L'immigration était alors encouragée par l'État et les entreprises : on manquait de main-d’œuvre pendant cette période de forte croissance. Les étrangers sont les plus nombreux dans les régions industrialisées. En 1974, l'immigration est officiellement stoppée.


2. Vers la formation d’une vaste classe moyenne

La société française connaît des mutations semblables à celles de la société américaine, élévation du niveau de vie et développement de la consommation.

a) Développement du salariat et tertiarisation de la société

Les salariés représentent plus de 80% de la population active. La société se tertiarise (activité relevant des services, du commerce…), et de plus en plus de femmes travaillent.

Les revenus sont assez variés, mais le genre de vie tend à s'uniformiser. Les années de croissance ont vu la progression spectaculaire du nombre des cadres : ce sont des salariés exerçant une part de responsabilité dans le fonctionnement des entreprises.

Bien payés, soucieux de leur carrière et de leur réussite, cherchant à donner l'image de la modernité et du « progrès », ils symbolisent parfaitement la société de consommation. Dans les années 80, les cadres ont été à leur tour frappés par le chômage ; leur image s'est alors quelque peu ternie.

 

b) Certains groupes sociaux déclinent

 

Les paysans sont passés de 30 à moins de 6% de la population active. Dans le même temps, l'agriculture s'est modernisée et elle est devenue très productive. Le métier d'agriculteur a beaucoup changé. C’est le secteur dit primaire. Le secteur industriel est appelé secondaire.

Les ouvriers sans qualification sont progressivement remplacés par des machines.

C’est aussi le cas pour certains travailleurs indépendants, en particulier des petits patrons de l'industrie et du commerce, victimes de la concentration des entreprises.

 

c) Le rôle de l’État-providence

La redistribution des revenus est une politique voulue par l'État, qui a pour but d'atténuer les écarts entre les plus hauts et les plus bas revenus.

Il s’agit des prélèvements obligatoires, impôts, cotisations sociales et des prestations, sécurité sociale, allocations, bourses...

3. L’évolution de la vie quotidienne

 

a) L’urbanisation

Le cadre de vie se transforme. L'urbanisation s'accélère. De nombreuses communes rurales se vident de leurs habitants les plus jeunes.

Jusqu'à la fin des années 60, on construit vite et mal pour faire face à la crise du logement : c'est l'époque où apparaissent autour des grandes villes les banlieues de béton, les cités dortoirs qui deviennent vingt ans plus tard des foyers de désœuvrement et de délinquance.

Dans les années 80 se développe la « rurbanisation » : la population urbaine glisse vers les campagnes environnantes grâce à l’utilisation de l’automobile.

 

b) Une société de consommation et de loisirs

La consommation se généralise. Autrefois réservés à une clientèle aisée, de nombreux objets peuvent désormais être acquis par une majorité de personnes.

Les produits de consommation ne cessent de se diversifier : création incessante de nouveaux besoins, publicité, mode...

L'éducation et les loisirs se démocratisent. Le nombre des jeunes scolarisés est passé de 6 à 15 millions depuis la fin de la guerre. Cet afflux correspond à la fois à la poussée démographique, à une nécessité économique (formation de la main-d'œuvre), et à une forte demande sociale, (promotion, égalité des chances).

Les loisirs se multiplient. On est passé de 2 à 5 semaines de congés payés. Les déplacements sont de plus en plus fréquents, les activités sportives de plus en plus variées. Les règles morales s’assouplissent dans le sens d'une plus grande liberté de l'individu. 

c) La sécularisation de la société

La France subit de moins en moins l'influence de la religion chrétienne : les prêtres sont moins nombreux, la pratique religieuse se perd et la doctrine de l'Église, sur la sexualité, par exemple, n’est guère suivie. Les personnes homosexuelles obtiennent des droits (dépénalisation de l'homosexualité en 1981, PACS en 1999 , mariage pour tous en 2013).

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